Milan est une grande ville et il faut bien prévoir 3/4 d'heure avant de traverser les faubourgs et d'en atteindre le coeur. Nous avions le numéro de téléphone d'un ami à Kodjo, Benoît qui travaille au bar d'un restaurant chic. Nous avons donc convenu avec lui d'un rendez vous vers midi, et nous avons profité de la matinée pour visiter le centre ville.
Nous somme arrivés sur la grande place centrale, noire de monde, le dimanche matin des rameaux et un regroupement inhabituel de personnes à la sortie de la cathédrale attira notre attention. Un prélat italien, peut-être un archevêque, se prenait pour le Christ : il sortait en marchant majestueusement ,comme une mariée dans sa robe, tandis que la foule autour de lui l'acclamait et posait des branchages sous ses pieds.
Mais nous ne sommes pas dupes. Si la ville semble adorer le Christ, à sa manière si 'catholique', nous ne pouvions pas éviter de voir ces grandes affiches de 70x25 mètres trônant partout sur les places et dans les rues. Sur ces affiches, de jeunes hommes ou femmes à la beauté vulgaire semblent rappeler - tout comme ces grosses lunettes de soleil à la mode dont quasiment tous les jeunes milanais sont affublés - que le culte dont Milan est le temple est plutôt celui du Corps.
N'est ce pas alors un clin d'œil de la Providence que d'envoyer là, au milieu de cet étalage de plastique et de vanité, cette vieille femme mendiante dont le corps courbé en deux ne permettait plus de distinguer même le visage. Complètement arque boutée sur sa canne, elle laissait trainer sur le sol ses pieds tordus et amorphes, incapables de la soutenir, tandis qu'elle faisait des efforts surhumains pour avancer de quelques mètres au milieu d'un flux continu de milanais tous plus fringuants les uns que les autres et qui semblaient absolument ne pas la voir.
De cette place, part 'la galleria' qui ressemble un peu à nos passages parisiens , sortes de rues interieures, très commerçantes et recouvertes par des verrières, mais il faut imaginer celle là en deux fois plus grand. Nous l'avons traversé et nous sommes restés une vingtaine de minutes charmés par trois jeunes musiciens qui jouaient du violon comme des virtuoses ! C'étaient magnifique et troublant de beauté bien que peu de monde - dans cette matinée pourtant dominicale et paisible - semblait apprécier.
Enfin nous avons rejoint Benoît avec qui nous avons passé seulement quelques minutes car trop occupé par son travail, nous avons mangé tous les deux dans une pizzeria typique une énorme 'Calzone' et nous avons ensuite été faire une petite sieste sur la pelouse d'un grand parc public.
Puis nous avons mis le cap sur Venise que nous voulions atteindre avant que le soleil ne se couche.
Nous somme arrivés sur la grande place centrale, noire de monde, le dimanche matin des rameaux et un regroupement inhabituel de personnes à la sortie de la cathédrale attira notre attention. Un prélat italien, peut-être un archevêque, se prenait pour le Christ : il sortait en marchant majestueusement ,comme une mariée dans sa robe, tandis que la foule autour de lui l'acclamait et posait des branchages sous ses pieds.
Mais nous ne sommes pas dupes. Si la ville semble adorer le Christ, à sa manière si 'catholique', nous ne pouvions pas éviter de voir ces grandes affiches de 70x25 mètres trônant partout sur les places et dans les rues. Sur ces affiches, de jeunes hommes ou femmes à la beauté vulgaire semblent rappeler - tout comme ces grosses lunettes de soleil à la mode dont quasiment tous les jeunes milanais sont affublés - que le culte dont Milan est le temple est plutôt celui du Corps.
N'est ce pas alors un clin d'œil de la Providence que d'envoyer là, au milieu de cet étalage de plastique et de vanité, cette vieille femme mendiante dont le corps courbé en deux ne permettait plus de distinguer même le visage. Complètement arque boutée sur sa canne, elle laissait trainer sur le sol ses pieds tordus et amorphes, incapables de la soutenir, tandis qu'elle faisait des efforts surhumains pour avancer de quelques mètres au milieu d'un flux continu de milanais tous plus fringuants les uns que les autres et qui semblaient absolument ne pas la voir.
De cette place, part 'la galleria' qui ressemble un peu à nos passages parisiens , sortes de rues interieures, très commerçantes et recouvertes par des verrières, mais il faut imaginer celle là en deux fois plus grand. Nous l'avons traversé et nous sommes restés une vingtaine de minutes charmés par trois jeunes musiciens qui jouaient du violon comme des virtuoses ! C'étaient magnifique et troublant de beauté bien que peu de monde - dans cette matinée pourtant dominicale et paisible - semblait apprécier.
Enfin nous avons rejoint Benoît avec qui nous avons passé seulement quelques minutes car trop occupé par son travail, nous avons mangé tous les deux dans une pizzeria typique une énorme 'Calzone' et nous avons ensuite été faire une petite sieste sur la pelouse d'un grand parc public.
Puis nous avons mis le cap sur Venise que nous voulions atteindre avant que le soleil ne se couche.
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