jeudi 9 avril 2009

Laurent / Marseille

Finir le voyage avec Laurent à Marseille : c'était une réelle bonne idée et un véritable plaisir. Laurent a eu la bonne idée de nous emmener sur le vieux port chez "Mady" ce restaurant dont j'avais tant entendu parler. Et pour rendre les choses encore plus sympathiques, il nous a proposé de nous emmener en ... side-car. Cool !

Pauline, qui fera juste l'aller, car elle va passer la fin de la soirée avec son cousin Timothée, est montée dans le 'side' tandis que moi j'enfourchais le siège arrière de la BMW. Quel plaisir de voir la joie de Pauline dont j'apercevais sous le casque, un peu de son visage ébouriffé par l'air marin de la corniche !!

Puis Pauline ayant retrouvé son cousin sur le vieux port, Laurent et moi nous sommes allés boire un dernier verre au bar de la Marine. Mais c'était sans compter sur l'effet 'Sympa' du side ! La jolie Marie-Eve qui faisait partie d'un groupe de collègues à coté de nous, me demanda gentillement, alors que nous nous en allions et que je remettais mon casque, si c'était fort en sensations de s'assoir dans un 'side'. Je me tournais vers Laurent pour lui proposer de faire faire un tour à la demoiselle, et nous voilà intégrés dans ce groupe ma foi bien sympathique alors que Marie Eve de retour de son escapade, nous offrait un verre. Bref que de plaisir sympathique, alors que c'était à mon tour de monter dans le side et de retraverser la corniche dans l'autre sens.

Le matin, j'ai retrouvé Pauline au métro 'La Castellane' et nous sommes rentrés par l'autoroute de la mer, Arles, Nîmes et Montpellier.


mercredi 8 avril 2009

Les Jacquin / Grasse

Enfin un petit déjeuner digne de ce nom ! Tranquillement assis dans la salle à manger de cet hôtel, nous avons avalés un conséquent breakfast, puis nous avons mis le cap sur la France.

Nous ne voulions pas arriver chez les Jacquin sans leur apporter quelque chose et quoi de mieux, en retour d'Italie, que de leur offrir un panier italien. Nous avons donc cherché quelques victuailles typiques - du jambon, du fromage, de l'huile d'olive et du vin - avant de passer la frontière.

Nous avons débarqués le soir à Grasse, après avoir longé la cote d'Azur par les petites routes et fait un détour par Mandelieu la Napoule. Puis nous avons passé une excellentissime soirée avec mes amis Pierre et Kristina, le petit Sam et ma chère petite Léna que j'aime tant. Toujours bien accueilli, même au milieu d'une semaine de travail et de fatigue.

Nous avons passés la nuit et avons avalé un petit déjeuner avec eux.

mardi 7 avril 2009

Pise / La Riviera

Florence était le point le plus oriental que nous avons atteint pour cette petite escapade italienne. Nous sommes donc repartis en direction de la France, avec comme premier objectif de voir Pise et sa fameuse tour.

Pise est une ville de petite taille et l'ensemble des bâtiments religieux incluant la tour, tout en marbre et magnifiques pierres de taille, apparait comme démesuré pour la ville qui l'entoure. Peut être un peu à l'image de la religion catholique, orgueilleuse et imposante, et là dans sa version italienne, pompeusement surdimensionnée. Certes, ici plus qu'ailleurs, la diagonale de la tour rappelle aussi que tout cela a beau être glorieux, cela reste bien fragile et fondé sur ce vieux fondement perfectible et un peu instable qu'est notre bon vieux plancher des vaches.

Puis, à partir de là, La route longe la côte entre Pise et Gênes. La vue sur la méditerranée est magnifique et nous avons débarqués le soir un peu avant Gênes dans un joli hôtel où nous avons avalé un sandwich avant de nous endormir.

Florence

Florence peut décevoir. Le premier visage qu'elle offre est un peu triste et gris. On s'attend à trouver une vieille dame aristocrate et cultivée, magnifique d'histoire et d'art mais on trouve une ville moderne, un peu sale et sans âme. En tout cas de prime abord. Il faut atteindre le coeur, vers la cathédrale du Duomo et son baptistère pour commencer à apprécier.

Florence ne se livre pas, garde un peu pour elle ses tresors. Vous y trouverez peu de jardins publics, et quand il y en a, notamment vers le palais Pitti, ils sont privés : et oui, vous ne pouvez pas y rentrer !!

Mais peu importe, le Ponte Vecchio et ses alentours remplacent bien un beau jardin ! A noter : 'Il Corridore' ce corridor privé, que se fit construire le grand Duc de Toscane Cosme 1er De Médicis pour se déplacer d'un palais à l'autre, sans avoir à se mêler au peuple. Le couloir part du palais Vecchio, là où aujourd'hui se trouve le fameux David de Michel Angelo - malheureusement non visible lors de notre visite - puis traverse les Offices, enjambe l’Arno au dessus même du Ponte Vecchio , et finit par serpenter sur 1 km dans la ville avant d’arriver au palais Pitti.

C'est ce même chemin que nous avons emprunté, au niveau du sol, nous avons traversé le vieux pont, dont les encastrements latéraux sont autant de boutiques d'orfevres, pour essayer de rejoindre les jardins du Palais Pitti - que nous n'atteindrons jamais - du coup, nous avons fait un détour et monté une rue très raide qui nous a amené sur le sommet d'une petite colline dominant Florence.

Mais il faut parler de notre hôtel qui était loin d'être le plus bel hôtel de la ville. Pauline, mon hygiéniste et expert en propreté des salles de bains préférée , lui donne la note de 0,5 sur 5. Nous y avons tout de même passé la nuit.

Nous avons garé notre voiture dans un de ces parkings absolument extraordinaire ou deux ou trois jeunes hommes très sportifs déplacent à une vitesse phénoménale, un peu à la manière d'un RubikCube, les voitures laissées par les clients, clé sur le tableau de bord : le jeu consistant à vous délivrer votre voiture forcément rangée - et portière contre portière - là bas au fond, derrière trois autres voitures, tandis qu'au même instant d'autre clients arrivent et en déposent de nouvelles : c'est un drôle de spectacle. Le taux de remplissage est très impressionnant, sachant que dehors dans les rues, il n'y a que très très peu de places, même payantes.

A ce titre d'ailleurs, la circulation dans Florence est difficile pour la voiture, c'est la ville des deux roues, partout ils déboulent, devant, derrière, ils surgissent sur les cotés, vespas, vélos, motos.

Finalement nous sommes revenus sur le promontoire, au dessus de la ville pour déjeuner puis nous sommes partis vers Pise avec comme objectif de dormir ce soir là dans un meilleur hôtel quelque part sur la Riviera italienne.



lundi 6 avril 2009

Venise

Pour atteindre Venise, il faut emprunter une voie qui part du continent et qui traverse le bras de mer jusqu'à la lagune. Sur cette longue digue, se côtoient un chemin de fer et une autoroute qui aboutissent, et l'un à la gare de Venise, et l'autre à un ensemble de parkings payants où l'on peut garer sa voiture. Il suffit alors de prendre quelques affaires dans un petit sac à dos et Venise s'offre à vous, dès cet endroit, par ses nombreuses rues, places et ponts.

Pour profiter des dernières lueurs du soir, nous avons voulu aller à notre hôtel par le pont du Rialto et nous avons bien mis bien 3/4 heures à marcher avant d'arriver à destination. Puis une fois installés, nous sommes allés manger dans un restaurant à 20 mètres du Rialto. Un délice de soirée, à siroter un verre de vin et à regarder passer les gondoles sur le grand canal depuis la placette du restaurant, nous avons eu du flair : nous somme tombés sur de la vraie,vraie cuisine italienne, cette cuisine italienne qu'on rencontre rarement mais qui est bien supérieure à beaucoup de choses au demeurant déjà excellentes sur cette terre !!

Puis nous sommes retournés à l'hôtel par les petites rues du quartier San José. Le matin, nous sommes partis à la fraiche après avoir avalé un bon petit déjeuner, nous avons traversé le Rialto puis traversé le quartier San Marco jusqu'à la célèbre place du même nom.

Nous avons flâné sur le port, photographié, acheté des cartes postales, brefs, des vrais touristes ! Mais un peu écœurés par l'activité commerciale et touristique de l'endroit, nous avons emprunté les fameuses ruelles, car à Venise il y a toujours une ruelle. Vous vous retrouvez en quelques pas projeté d'une place touristique, bruyante et encombrée vers une autre place d'une tranquillité déconcertante. Ces placettes aux vieilles façades possèdent juste un puits ou bien un arbre ou un massif de fleurs rouges, ou bien même, le plus souvent , à nouveau un pont, bref, tout un tas de belles surprise dans ce qui fait le charme et la beauté de cette ville.

Puis nous avons eu envie de faire des courses et de trouver un chouette endroit pour manger à midi. Nous avons vu qu'il y a avait une île accessible par un pont tout au bout du quartier de l'Arsenal. Nous avons pris cette longue rue commerçante, la Via Garibaldi, qui traverse le quartier et nous sommes arrivés sur cette petite île délicieuse ou nous avons mangé jambon et fromage du cru, achetés Via Garibaldi, et fait une petite sieste. Quel endroit enchanteur ! Nous avions trouvé une sorte de jardin public d'une tranquillité absolue ou seuls les cloches du campanile et le bruit paisible des oiseaux dans les arbres nous berçaient ,tandis que des gamins s'amusaient avec des bateaux un peu plus loin et un vieux chat se roulait dans la poussière.

Nous avons passé ici, un petit moment de délice avant de repartir vers le grand Canal ou nous avions prévu de prendre le Vaporetto, ces bateaux-bus qui traversent Venise pour nous ramener au point de départ, à la voiture, car nous devions être le soir même à Florence.





dimanche 5 avril 2009

Milan

Milan est une grande ville et il faut bien prévoir 3/4 d'heure avant de traverser les faubourgs et d'en atteindre le coeur. Nous avions le numéro de téléphone d'un ami à Kodjo, Benoît qui travaille au bar d'un restaurant chic. Nous avons donc convenu avec lui d'un rendez vous vers midi, et nous avons profité de la matinée pour visiter le centre ville.

Nous somme arrivés sur la grande place centrale, noire de monde, le dimanche matin des rameaux et un regroupement inhabituel de personnes à la sortie de la cathédrale attira notre attention. Un prélat italien, peut-être un archevêque, se prenait pour le Christ : il sortait en marchant majestueusement ,comme une mariée dans sa robe, tandis que la foule autour de lui l'acclamait et posait des branchages sous ses pieds.

Mais nous ne sommes pas dupes. Si la ville semble adorer le Christ, à sa manière si 'catholique', nous ne pouvions pas éviter de voir ces grandes affiches de 70x25 mètres trônant partout sur les places et dans les rues. Sur ces affiches, de jeunes hommes ou femmes à la beauté vulgaire semblent rappeler - tout comme ces grosses lunettes de soleil à la mode dont quasiment tous les jeunes milanais sont affublés - que le culte dont Milan est le temple est plutôt celui du Corps.

N'est ce pas alors un clin d'œil de la Providence que d'envoyer là, au milieu de cet étalage de plastique et de vanité, cette vieille femme mendiante dont le corps courbé en deux ne permettait plus de distinguer même le visage. Complètement arque boutée sur sa canne, elle laissait trainer sur le sol ses pieds tordus et amorphes, incapables de la soutenir, tandis qu'elle faisait des efforts surhumains pour avancer de quelques mètres au milieu d'un flux continu de milanais tous plus fringuants les uns que les autres et qui semblaient absolument ne pas la voir.

De cette place, part 'la galleria' qui ressemble un peu à nos passages parisiens , sortes de rues interieures, très commerçantes et recouvertes par des verrières, mais il faut imaginer celle là en deux fois plus grand. Nous l'avons traversé et nous sommes restés une vingtaine de minutes charmés par trois jeunes musiciens qui jouaient du violon comme des virtuoses ! C'étaient magnifique et troublant de beauté bien que peu de monde - dans cette matinée pourtant dominicale et paisible - semblait apprécier.

Enfin nous avons rejoint Benoît avec qui nous avons passé seulement quelques minutes car trop occupé par son travail, nous avons mangé tous les deux dans une pizzeria typique une énorme 'Calzone' et nous avons ensuite été faire une petite sieste sur la pelouse d'un grand parc public.

Puis nous avons mis le cap sur Venise que nous voulions atteindre avant que le soleil ne se couche.


samedi 4 avril 2009

Les Lacs / Cômes

D'un lac à l'autre, nous avons quitté la région de Lugano, pour véritablement entrer en Italie et atteindre le Lac de Cômes vers 17 heures. Nous avons trouvé un petit café, en terrasse du Lac, où nous avons passé un chouette moment tous les deux, à rire et à s'amuser comme des gamins.

Puis le soir, nous avons cherché un endroit pour dormir et nous avons trouvé un hôtel qui nous a finalement loué à la nuitée, un petit appartement avec vue sur le lac. Nous avons partagé quelques sandwiches maison dans l'appartement puis après avoir flâné sur le petit port de pêche et avoir nourri deux ou trois canards, nous sommes rentrés pour dormir.

Les Lacs italiens sont certainement parmi les endroits les plus beaux du monde. On y trouve ces grandes villas un peu désuètes et aux couleurs défraichies, surplombant de leur véranda les rochers qui bordent les berges, tandis que des petits sentiers permettent aux habitants d'atteindre des barques accostées aux pontons de bois. De temps en temps le bruit d'un bateau à moteur vient troubler le calme, car des lignes de voyageurs parcourent de part en part les lacs.

La route qui longe la berge est très étroite et ce n'est pas toujours très facile de croiser des autocars, d'autant qu'en Italie, la conduite est sportive, et l'usage du klaxon facile!





vendredi 3 avril 2009

La Suisse / Lugano

Pour atteindre Lugano, magnifique ville suisse, au bord d'un lac italien, il nous a fallu traverser une bonne partie du pays, après un arrêt-pique-nique-au-bord-du-Léman le midi à Montreux.





Nous avons contournés des montagnes, empruntés des cols, et avons même dû mettre la voiture sur un train pour traverser un long tunnel, sans compter les détours, car par deux fois, nous avons trouvé la route barrée, sans préavis, d'un mur de neige.

Finalement nous sommes arrivés, le soir, dans cette magnifique ville de Lugano, où nous avons mangé rapidement un repas frugal puis nous avons passé la nuit tous les trois dans un hôtel près de la gare.

Le matin nous sommes allés sur la petite montagne qui surplomble la ville, mais quand nous avons vu les tarifs du funiculaire, nous avons préféré grimper par la route afin d'atteindre le joli village qui domine sur le sommet.

Nous avons passé quelques moments de quiétude à cet endroit, un vieux village reconstruit et propre comme un sou neuf - c'est la Suisse - à déambuler sur des rues aux pavés reluisants, à caresser des ânes et emprunter des chemins escarpés, pour finalement, redescendre en ville où nous avons également visité un jardin public magnifique au bord du lac. Kodjo devait nous quitter pour retourner à Genève par le train, et avant qu'il s'en aille nous sommes allés manger ensemble sur la sympathique terrasse d'un restaurant dominant la ville.

Kodjo parti, nous avons pris la direction de l'Italie.

jeudi 2 avril 2009

Destination Genève

Départ Montpellier, Autoroute A9 direction Valence puis destination Genève où nous retrouvons Pablo et son ami Kodjo dans un bar au bord du Lac Léman.

Je suis content de voir que Pablo se plaît en Suisse, je l'observe, à l'aise au volant de sa Cinque-Ciento blanche alors que je le suis dans les rues de Genève.
Après avoir bu un verre, nous sommes allés manger une fondue au 'Bain des Pâquis' : il s'agit d'un restaurant populaire situé au bord du lac, véritable institution génevoise qui attire un peu tout le monde : une sorte d'immense cantine/buvette où les jeunes bobos suisses viennent s'encanailler et se retrouver dans la bonne humeur et le brouhaha incessant d'une immense salle remplie de longues tables aux toiles cirées.

Les serveurs sont obligés de crier votre prénom pour vous retrouver, alors qu'ils traversent la salle de part en part, à vive allure, un caquelon brulant de fromage fondu au bout d'un bras, et un torchon posé sur l'autre.

Franchement bonne ambiance avec Pablo et Kodjo, le tout, arrosé d'un bon p'tit vin blanc du coin.



Puis, Kodjo nous a accueilli dans son appartement situé dans une jolie maison de la banlieue chic de Genève. Il y avait suffisamment de pièces libres, bien qu'il y habite en collocation, pour loger 10 personnes. On y a bu le thé dans la cuisine, puis on s'est couché. Le matin, Pauline a découvert que les locataires du rez de chaussée étaient les parents d'une amie de son église.

Nous avons décidé alors d'aller frapper à leur porte et nous avons passé au moins une heure devant un bon petit café italien à discuter avec Claire, la maman, française mariée à un suisse, et qui connaissait également - incroyable ! - des gens de notre famille.


En fin de matinée, nous avons décidé de lever le camp direction Lugano. Alors que nous saluions Pablo et Kodjo, l'idée nous traversa l'esprit d'inviter Kodjo qui nous regardait partir avec envie. Devant sa mine réjouie, nous l'embarquâmes avec nous.